Jeudi 24 août 2006

                                       

 

Le ciel est immense quand on ferme les yeux. Les sourires s’y perdent, les joies s’y envolent. Le silence s’éloigne comme une saison de clameurs spontanées et on se sent porté dans les vagues d’insouciance.

 

 

Le ciel est immense quand on ferme les yeux. Les souvenirs s’unissent, les images se succèdent. Tout ce qui reste résonne comme une évocation de splendeur et on se devine suspendu au-dessus des songes d’adolescence.

 

 

Le ciel est immense quand on ferme les yeux. Les souffrances s’y saisissent, les mirages s’y dissipent. L’assourdissement des mots est comme un cyclone insalubre et on se prend à partir sous les nuages sans conscience.

 

 

Le ciel est immense quand on ferme les yeux. Les souhaits se figent, les jouissances se révèlent. Tout ce qui se trame se termine comme une promesse révolue et on se découvre élevé autour des anges d’innocence.

 

par Smaragdos publié dans : Souffle Poétique
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Jeudi 24 août 2006
                                       
Son sourire narquois et ses yeux en quinconce,
Cataclysme cubique
De soupirs en soupirs, sous les lampes halogènes,
Spots épiques
Mûrir l’origine, être qui ? Être quoi ?
Fanes la faune
Les rimes, pour elle, pour qu’on renonce
Poésie aisée
Et ses commissures de faussaires, de régents mythiques,
Flammes affamées
Sortons les suaires, draps et fanions,
Couvrons le vent
Pour qu’il s’étouffe dans ses rires, et s’élance
Dans sa danse.
par Smaragdos publié dans : Souffle Poétique
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Jeudi 24 août 2006
                                       
Escrimer dans l’océan la douleur ancestrale, penser le flux silencieux de terreur scripturale, tancer les couleurs des messages, les erreurs, lestant la sagesse des arènes aquatiques. Besoin d’une bulle d’oxygène. Plonger d’une faille vers les grands fonds, aspirer aux lueurs abyssales comme à la lueur d’une ampoule prénatale, endurer les phosphores imprécis, les porphyres résistants, et de toute cette faune, la résilience fébrile des nuits fascinantes. Besoin d’une bulle d’oxygène. Et de couler dans le sang qui s’enroule dans mes yeux perlés, le sang qui s’enroule comme une saignée de séraphin, et de couler sans cesser, le sang qui s’enroule, comme une sangsue de silence, sans couleur, sans sagesse. Et l’usure du sel sur mes bras élancés, le sel qui s’insurge des tristes salaisons. Et le soleil qui s’insurge, qui me somme de saisir sa chance, qui m’assigne au sommeil, fuir mon refuge. Besoin d’une bulle d’oxygène. Regagner le rivage, victoire d’une stèle de sable, les ombres dévisagent les cieux pastel. Insatiables découvertes de poumons incestueux, manque d’azote, suffisance de plomb ; pénurie des airs distillés dans le faste des souffleries, fatuité organique mêlés des sombres désinences ; variations imbuvables, suffocantes intensions. Besoin d’une bulle d’oxygène. Le lit des rivières aériennes porte son lot de suffixes, inflexions inexpliquées, qui s’épanchent en hélices de soie. Et virevoltent les flèches océanes, dans le tourbillon des chants de sirènes, le bruit s’efface dans le sourd silence, le bruit s’efface, comme l’air s’étire. Briser les plafonds d’averse, pour ne pas se noyer d’extase, et avaler les alluvions des siècles, en extraire le limon synthétique, afin que chacun s’y retrouve, s’y retrouve dans le monde fertile. Besoin d’une bulle d’oxygène. Et d’abîmer la roche comme d’un calice fatidique, de chercher sous le tamis le ravissement lymphatique, de briller l’étroite indolence d’un délice tragique, les rostres plus purs qu’une nuisance d’instincts s’envolent loin des corps, loin des corps incertains. Contre les coraux et les rocailles, les coques riches prétendent respirer de longues années, et gobent les liches en saccades et soubresauts de paille. Besoin d’une bulle d’oxygène. Si l’élixir porté à sa bouche, si l’exquise virulence donnant gaietés et ivresses, livrant le songe à l’envi, et si les xérophytes se fanent sans souvenir, la délivrance viendra d’un baiser de saphir.
par Smaragdos publié dans : Souffle Poétique
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