Que dire lorsqu'il s'agit d'un musée qui détruit malencontreusement les oeuvres qu'il expose ?
Juillet 2006. L'exemple qui est arrivé au musée Georges Pompidou à Paris n'est probablement pas un cas isolé, mais il a marqué les esprits - notamment des américains, puisque ce ne sont pas moins de deux oeuvres d'artistes américains, qui avaient été prêtées au musée le temps de l'exposition "Los Angeles 1955-1985, naissance d'une capitale artistique", qui ont été détruites !
Le LACMA (Los Angeles Country Museum of Art) doit regretter le prêt de l'oeuvre en laque acrylique sur plexiglas Untitled Wall Relief (1969) de Craig Kauffman : elle est tout simplement tombé du mur où elle était accrochée, et elle s'est brisée, la veille de la clotûre de l'exposition ! Quand on pense que cette oeuvre avait résisté à quelques tremblements de terre...
Même constat pour la galerie Franklin Parrasch de New York dont la colonne en résine noire Untitled (1971) de Peter Alexander s'est décrochée et cassée la veille du vernissage de l'exposition (il ne restera à la gallerie plus que ce superbe Cobalt Wedge !).
Une troisième oeuvre, une peinture de Robert Irwin prêté par la fondation Eli Broad, avait déjà été endommagée puis réparée en mars.
Un critique américain se demande même si un grand musée a déjà commis autant d'impairs pour une seule et même exposition... D'autre part, la LACMA demande le remboursement à valeur marchande de l'oeuvre de Kauffman (70 000 $) et cherche à déterminer les responsabilités avec le musée français. L'oeuvre d'Alexander est elle estimée à 28 000 $.
De son côté, la conservatrice du musée Georges Pompidou rejette toute responsabilité de son établissement. Pour elle, il s'agit d'une coïncidence : les deux oeuvres, faites dans un matériau similaire et à la même époque, était trop fragiles...


