Pays en développement : classement de l’ONU
L’ONU vient de publier son rapport mondial sur le développement humain pour les années 2007 – 2008 (version du rapport en français). Si le thème de ce rapport met en exergue « la lutte contre le changement
climatique : un impératif de solidarité humaine dans un monde divisé », nous nous concentrerons dans cet article sur la publication du classement des pays selon le critère de
l’indicateur du développement humain (IDH). Cet indicateur tient
compte des données suivantes :
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espérance de vie à la naissance,
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taux d’alphabétisation des adultes,
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taux de scolarisation combiné pour l’éducation primaire, secondaire et supérieure,
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PIB par habitant.
A ce jeu là, les pays scandinaves, comme à leur habitude, sont les grands gagnants : l’Islande domine le classement ex-aequo avec la Norvège. La Suède est
6ème, la Finlande 11ème.
La France dans tout cela ?
La France est 10ème du classement. Devancée par l’Islande, la Norvège, l’Australie, le Canada, l’Irlande (quel renversement de situation pour l’Irlande,
pays de l’Europe presque sous-développé il n’y a pas si longtemps !), la Suède, la Suisse, le Japon et les Pays-Bas.
La France possède une bonne espérance de vie (80,2 années à la naissance), un taux de scolarisation combiné correct (96,5 %) mais pèche par son PIB par habitant
(env. 30 000 USD par habitant).
A titre de comparaison : les Etats-Unis sont 12ème du classement, l’Allemagne 22ème, Cuba 51ème, l’Arabie Saoudite
61ème, la Russie 67ème, la Chine 81ème, l’Afrique du Sud 121ème, l’Inde 128ème, la Sierra Leone 177ème et dernière de ce
classement.
Espérance de vie
L’une des données choquantes de ce classement est l’espérance de vie : il existe encore de nombreux pays où l’espérance de vie ne dépasse pas les 50 ans !
Ce sont les pays africains qui rencontrent les plus faibles espérances de vie, avec des valeurs ahurissantes pour la Zambie (40,5), l’Angola (41,7) et la Sierra Leone (41,8) : dans ces trois
pays, en moyenne, un être humain qui naît aujourd’hui n’atteindra pas la moitié de l’âge d’un petit français.
Indicateur de pauvreté humaine (IPH)
L’ONU utilise également un indicateur de pauvreté humaine, défini avec les données
suivantes :
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probabilité à la naissance de ne pas survivre jusqu’à l’âge de 40 ans,
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taux d’analphabétisme,
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population n’utilisant pas une source d’eau améliorée,
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enfants présentant une insuffisance pondérale pour leur âge,
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population vivant en dessous du seuil de la pauvreté monétaire.
La logique est complètement inversée : on ne parle plus d’espérance de vie (l’espoir d’atteindre un âge élevé), mais de probabilité de mourir avant 40
ans ; on ne parle pas de taux d’alphabétisme mais d’analphabétisme ; on ne parle de taux de scolarisation mais de pourcentage de gens accédant à l’eau ; on ne parle plus de PIB
mais de seuil de pauvreté monétaire.
On apprend ainsi qu’un petit tchadien a une 1 chance sur 3 de mourir avant l’âge de 40 ans, qu’il fera probablement partie des 75 % de la population analphabète, et
qu’il a un peu plus d’1 chance sur 2 d’accéder à une source d’eau améliorée.
On remarque aussi qu’on peut « vivre » avec moins de 1 dollar par jour.
Le rapport dénombre ainsi 108 en voie de développement.
La démographie
Un des autres points intéressants de ce rapport. Sans faire de commentaire, on constate
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une chute du taux de fertilité total dans les pays à développement humain élevé du haut du classement (seulement 1,3 naissances par femme pour le Japon ou l’Italie),
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un taux élevé pour Israël : 2,9 naissances par femme (taux similaire dans les pays du Moyen-Orient et de la péninsule arabique, hors Arabie Saoudite qui culmine à 3,8),
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Belarus, Bosnie, Russie, Ukraine dans les 1,3,
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Samoa : 4,4,
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Entre 5 et 7 dans les pays africains les plus pauvres.
Pour presque tous les pays, le taux de fertilité a considérablement chuté en trente ans.
Divers indicateurs de l’état de la planète
Le pourcentage de prévalence de la tabagie, celui de prévalence du VIH, accès à la technologie (ligne téléphonique, usagers cellulaires ou internet), inégalités en
termes de revenus et de dépenses (avec un coefficient de Gini), priorités en matière de dépenses publiques (santé,
éducation, militaire – à noter, l’Islande et le Costa Rica n’ont pas de dépense militaire !), chômage, consommation électrique (29 430 kWh/hab en Islande contre 11 au Tchad en 2004), la
variation totale de la surface boisée (- 1 252 000 de km² dans le monde, - 427 000 km² pour le Brésil, - 280 000 pour l’Indonésie et ses meubles à la mode, + 401 500 km² pour la
Chine !), les sources d’énergie, les émissions et réserves de dioxyde de carbone (les Etats-Unis qui passent de 4 818 Mt de CO2 en 1990 à 6045 en 2004, presque 21 % des
émissions mondiales), situation des principaux traités internationaux portant sur l’environnement, réfugiés et armements, criminalité et justice, inégalité des sexes, participation politique des
femmes ou défense des droits de l’homme sont les points intéressants de ces statistiques en
français.